Carton plein pour le vernissage de l'exposition 60/60 !

IHECS     ven. 22 mars 2019

Ce 14 mars, l'IHECS organisait le vernissage de l'exposition photographique 60/60 mettant à l'honneur 60 des ses Alumni à la Faculté d'architecture La Cambre-Horta. Près de 1000 invités ont répondu à l'invitation.

Après le message de bienvenue du Recteur de l’ULB, Yvon Englert, Jean-François Raskin, administrateur général de l’IHECS a pris la parole à son tour pour accueillir les nombreux invités, rappelant au passage qu’il y a 60 ans, l’IHECS prenait son envol dans une autre école d’architecture, Saint-Luc à Tournai.

Il a ensuite souligné que tout au long de son existence, l’IHECS a su s’adapter, à ses environnements géographiques, aux évolutions technologiques, aux nouveaux métiers et profils professionnels.

C’est devenu son ADN et sa force : porter toute son attention et son esprit critique aux changements mais saisir rapidement les opportunités et adapter ses processus pédagogiques et son mode de fonctionnement aux nouvelles réalités.

"Dès sa fondation, l’IHECS s’est dédié à l’enseignement des médias dans une perspective sociale. Il a fait de la formation par la pédagogie appliquée l’un de ses principes d’action.  Les programmes sont fortement marqués par un dialogue permanent entre  approche théorique et pratique".

Il a ajouté que pour célébrer le 60e anniversaire, le choix de la photographie s’était imposé comme une évidence : "La photographie est le premier média audiovisuel parlant du réel. Pour rappel, la première photo date de 1826. C’est aussi le premier média enseigné à l’IHECS.  C’est celui qui a subit le plus d’évolutions techniques et en même temps qui offre encore aujourd’hui, dans les recherches esthétiques, la possibilité de les expérimenter, comme on pourra le voir encore aujourd’hui. Je passe sur les passes d’armes entre les tenants d’une technique ou d’une autre". 

De l’argentique au numérique, l’IHECS a toujours suivi les évolutions technologiques tout en gardant en mémoire que la technique n’est qu’un moyen, jamais une fin".

… même si l’IHECS n’est pas une école de photographie "la philosophie qui sous-tend la pédagogie pratiquée à l’IHECS a toujours été de permettre aux étudiants de découvrir leur propre potentiels et de les accompagner dans leur développement".

Une école à part, étrange...

"Un ancien me disait hier que le choix de l’IHECS reposait sur les aspects singuliers du projet institutionnel : une école à part, étrange.  Qu’il n’avait pas de réels envies au début.  Un choix par défaut.  « j’aurais pu me perdre » disait-il. Mais l’IHECS lui a révélé ce qu’il était réellement et lui a permis de découvrir ce qui allait être la passion d’une vie : la photo. Les photographes que l’on découvre dans cette exposition sont plasticien, sociologue, journaliste, anthropologue, conteur.  Et parfois tout cela en même temps".

Avant de céder la parole à André Soupart, le Commissaire de l’exposition, Jean-François Raskin a tenu à remercier celles et ceux qui ont permis cet événement assez unique en son genre de voir le jour.

André Soupart a également salué le travail des équipes ayant contribué à la mise en place de l’exposition et a rendu hommage à Alphonse Legros-Collard, le premier professeur de photographie de l’IHECS en 1958 présent pour l’occasion.

 

Alphonse Legros-Collard et Roger Job

Il a également évoqué le défi qu’à été la création de cette exposition au vu de la diversité des genres qui y sont représentés."Je peux le dire ici: c’est Alphonse Legros-Collard qui déjà mettait un accompagnement musical aux projections de photos en auditoire sous forme de diapositives. C’était donc déjà de l’audiovisuel. Après lui, j’ai repris la formule à mon compte, partant du principe que l’objet-image se regarde d’assez près, sur papier, que ce soit dans un livre, un magazine ou un tirage exposé sur un mur. Et c’est pour compenser la perte de contact avec l’image en projection que j’ai créé des ambiances sonores pour s’immerger dans l’oeuvre d’un photographe ou d’une époque.” C’est ainsi que les étudiants ont eu droit à des musiques de films: du Georges Delerue, Takemitsu, Philip Glass, ou à des extraits de la Traviata de Verdi ou du Gustav Mahler, aux Pink Floyds, à de l’accordéon musette des années 30 pour accompagner les images de “Paris la Nuit” de Brassaï, ou encore des ambiances de la ville de New York avec sirènes de police pour s’immerger dans la “Correspondance New Yorkaise” de Raymond Depardon”. Ainsi, peut-être que sans qu’ils s’en rendent compte, à travers les genres tels que le photojournalisme, le portrait, la mode... les étudiants ont eu de l’histoire ou de la philosophie de la photographie". A t-il souligné.

un peu à l’image de l’IHECS, il y a ici des tendances très diverses. Mélanger du photojournalisme, de la photographie plasticienne, des expérimentations techniques, de la photographie intimiste, sociale ou poétique (l’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs !) 

Il a également a tenu à préciser que parmi les photographes présents il y avait quasi égalité entre photographes femmes et hommes.

André Soupart a clôturé son discours en dressant le constat que l’exposition 60/60 reflètait aussi les mutations de la photographie de ces 60 années, le passage de la pellicule argentique et des produits chimiques à la photo numérique et à la prédominance des écrans.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de visiter l’exposition, retrouvez toutes les informations ici.